| Salarié ou travailleur indépendant : quel est le meilleur statut ? | Envoyer |
| Mercredi, 02 Avril 2008 16:10 | |||||||||||||||||
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Depuis quelques années, la tendance pour ne pas dire la mode, est de choisir le statut de travailleur indépendant en qualité de gérant majoritaire d’une société. Un choix fluctuantEntre les années 50 et 90, la tendance chez les artisans coiffeurs était de vouloir évoluer vers le statut de salarié afin de bénéficier des avantages tels que : indemnités journalières, retraite cadre, prévoyance…. Un choix juridiqueAfin de protéger le patrimoine personnel, il est habituellement conseillé de créer une société pour l’exploitation du fonds et mettre ainsi les risques inhérents à toutes activités commerciales ou artisanales dans ce cadre juridique protecteur. En effet en cas de graves difficultés les risques sont limités aux apports en capitaux et aux éventuelles cautions données.La SAS ou la SA dans laquelle l’artisan devient Président ou PDG (et donc assimilé au statut social de salarié), est rarement choisie en raison des coûts de fonctionnement beaucoup plus importants car nécessitant l’intervention d’un commissaire aux comptes et de formalités juridiques plus complexe. Le choix se porte très couramment sur l’EURL (1 seul associé) ou la SARL, dans laquelle l’artisan devient gérant. Le coût de création ainsi que les frais de fonctionnement sont moins importants et apportent une relative protection du patrimoine personnel du ou des associés. Un choix fiscalImposition du résultat et distribution de bénéficeLe bénéfice d’une entreprise individuelle est directement imposé entre les mains de l’exploitant.
Le taux de l’impôt sur les bénéfices est de 15% jusqu’à 38 120 € de résultat et 33,1/3% au-delà.
Le choix de l’impôt sur les sociétés peut s’avérer par exemple judicieux dans le cas d’acquisition d’un fonds de commerce financé par emprunt. En effet l’acquisition n’étant pas déductible fiscalement, les bénéfices nécessaires aux remboursements des échéances de l’emprunt sont imposés dans la société à un taux moindre que celui de l’impôt sur le revenu. Frais professionnelsDepuis le milieu des années 70, le régime d’imposition des artisans des commerçants mais également des agriculteurs et professions libérales s’est rapproché de celui des salariés. C’est ainsi que l’abattement de 20% sur les revenus imposables, initialement réservé aux salariés a été étendu aux adhérents de Centre de Gestion Agréé. Cet abattement est maintenant intégré dans le barème d’imposition pour les adhérents de CGA (et AGA). Un choix socialLes régimes sociaux des entrepreneurs et des gérants de sociétés varient suivant le statut juridique de l’entreprise, le nombre de parts détenues et le régime d’imposition de la société.
Les différents régimes se sont harmonisés depuis les années 70, tant en matière de possibilités de couverture sociale que de base de cotisation. ConclusionLe besoin de séparer l’activité professionnelle afin de préserver le patrimoine privé est la raison essentielle de la création d’une EURL ou SARL. Le régime fiscal légèrement plus favorable des sociétés soumises à l’IS et une base de cotisation plus réduite incitent fortement à opter pour l’impôt sur les sociétés.Voila pourquoi la tendance actuelle porte à la création d’EURL ou SARL soumise à l’IS et à gérance majoritaire. Nous vous conseillons de nous contacter, pour être sûr de faire le bon choix. |
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