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| Le statut de l’Auto-Entrepreneur en 20 questions | Envoyer |
| Lundi, 21 Septembre 2009 09:19 | |
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Plus de 182 000 personnes ont choisi le statut d’auto-entrepreneur entre janvier et fin juillet 2009. 1. Existent-ils des limites de chiffre d’affaires à ne pas dépasser ?Oui, Il ne faut pas dépasser :
2. Le chiffre d’affaires est-il soumis à la TVA ?Non, l’activité est en franchise de TVA et le chiffre d’affaires n’est donc pas soumis à la TVA.La TVA sur les investissements, les achats et frais n’est également pas déductible. 3. L’immatriculation de l’activité est-elle obligatoire ?Non, Les auto-entrepreneurs sont dispensés d'immatriculation au Répertoire des Métiers ou auprès de la CCI.Il suffit de s’inscrire soit sur Internet : www.lautoentrepreneur.fr soit auprès d’un centre de formalités (CFE) auprès de la Chambre des Métiers (CM) ou de la Chambre du Commerce et de l’Industrie (CCI). 4. Le CAP ou le BP est-il obligatoire pour s’installer comme artisan auto-entrepreneur ?Oui, car les obligations professionnelles doivent être respectées: qualification professionnelle exigée, assurance professionnelle lorsqu'elle est imposée (ou vivement conseillée), réglementation générale et normes techniques professionnelles, etc...Le CAP est exigé pour la coiffure à domicile et le BP pour un salon de coiffure. 5. Le statut auto-entrepreneur est-il adapté pour un magasin ou un salon ?Non, même si en théorie c’est possible, la limite de CA va être rapidement atteinte. De plus, le régime d’auto-entrepreneur ne permet pas la déduction de la TVA sur les achats et les frais et ne permet pas également de déduire les charges d’exploitation et les amortissements. En pratique c’est donc un régime à éviter.6. Un entrepreneur en activité peut il devenir auto-entrepreneur ?Oui, un entrepreneur individuel, déjà installé et soumis au régime fiscal de la micro-entreprise, peux devenir auto-entrepreneur en optant pour le régime "micro-social" et pour le versement libératoire.7. Un employeur peut-il interdire à son salarié de s’installer en auto-entrepreneur ?Non, Un employeur ne peut s’opposer à l’installation de son salarié en qualité d’auto-entrepreneur.Toutefois, si un salarié s’installe dans le même métier et en concurrence avec son employeur, celui ci peut lui interdire. Ce serait, par exemple, le cas du salarié d’un salon désirant s’installer à domicile le WE ou le soir. Le salarié doit en effet toujours respecter une obligation de loyauté et de non concurrence même si cela n’est pas précisé dans le contrat de travail. 8. Le statut d’auto-entrepreneur fait-il perdre les indemnités de chômage ?Non, les allocations-chômage peuvent être perçues pendant encore 15 mois si le nouveau revenu ne dépasse pas 70% du salaire antérieur. Autres possibilité demander la radiation et percevoir un capital.9. Est-on dispensé de tenir une comptabilité ?Non, il y a 4 obligations comptables :
10. Est-il obligatoire d’ouvrir un compte bancaire professionnel ?Non mais c’est vivement recommandé pour faciliter ses obligations comptables.11. Des cotisations sociales sont-elles calculées ?Oui, elles sont calculées en appliquant sur le chiffre d'affaires un taux global de cotisations qui est de :
12. L’auto-entrepreneur peut-il bénéficier de l’Accre ?Oui, le dispositif d’allègement des charges sociales pour les demandeurs d’emploi s’applique pour les auto-entrepreneurs. Depuis le 1er mai 09, le taux de cotisation est alors minoré et progressif : 25% du forfait micro social la 1ère année, 50% la 2ème année et de 75% pour la 3ème.13. Paye-t-on régulièrement ses charges sociales ?Oui, Chaque trimestre (ou chaque mois, à compter de juillet 2009), il y a une obligation de déclarer le CA HT réellement réalisé au cours de cette période et de verser les cotisations sociales correspondantes.Il n’y pas d’obligations d'établir une déclaration annuelle de revenus auprès du régime social des indépendants (RSI). 14. Peut-on bénéficier d’une couverture sociale ?Oui, mais uniquement pour la maladie et la retraite,
15. Une assurance professionnelle spécifique est-elle obligatoire ?Non, mais ce serait une grave erreur de ne pas prendre une assurance responsabilité civile professionnelle. L’assurance civile personnelle, souvent incluse dans la multirisque habitation, ne couvre pas les risques professionnels.16. L’auto-entrepreneur est-il responsable sur ses biens personnels ?Oui, L’auto-entreprise est une entreprise individuelle et l’auto-entrepreneur est donc responsable sur ses biens propres. Il est possible de faire une déclaration d’insaisissabilité des biens immobiliers chez le Notaire.17. L’impôt sur le revenu est-il simplifié ?Oui, mais à la condition que les revenus (foyer fiscal) de l'avant dernière année soient inférieurs ou égaux, pour une part de quotient familial, à la limite supérieure de la troisième tranche du barème de l'impôt sur le revenu de l'année précédente (cette limite est majorée de 50 % ou de 25 % par demi-part ou quart de part supplémentaire), soit, pour l'année 2009, à 25 195 euros.Sous cette condition de revenu, chaque mois ou chaque trimestre, l’auto-entrepreneur déclare son CA HT et paye l'impôt sur le revenu correspondant à :
18. Le droit aux allocations de chômage existe-il en cas d’arrêt d’activité ?Non, car il n’existe pas de cotisation d’assurance chômage pour les auto-entrepreneurs. En revanche, il est possible, sous certaines conditions, de recouvrer des droits aux allocations chômage au titre d’une activité salariée antérieure.19. En résumé quels sont les principaux avantages du régime ?
20. Quels sont les principaux inconvénients ?
ConclusionsLe régime de l’auto-entrepreneur est uniquement adapté aux personnes qui se lancent dans une petite activité à forte valeur ajoutée. De plus l’activité exercée ne doit nécessiter que très peu d'investissements, de stocks, et ne pas présenter pas de risques particuliers.Par contre ce régime est totalement inadapté pour les entrepreneurs qui prévoient des achats, des investissements et des frais d’exploitation tels que des stocks, du matériel, des aménagements, des loyers,….etc. Il est également inadapté dans le cadre d’embauche d’un salarié même à temps partiel et dans le cadre d’un développement de l’activité. Dans ce cas la création d'une entreprise "classique", sous forme d'entreprise individuelle (soumise à un régime réel d'imposition) ou d'une société, est vivement conseillée. |